Pensée  chinoise 


De nombreuses écoles philosophiques ont vu le jour en Chine, au point que l’Antiquité connut une période appelée « les Cents Ecoles ».

Ces lignées de pensée se sont mutuellement enrichies, pourtant une seule source a nourri cette diversité.
Il s’agit du Yijing, le Livre des Mutations, initiateur de l’écriture chinoise et pilier fondateur de la civilisation chinoise.

Au début de notre ère, les diverses lignées se sont distillées pour n’en conserver que la quintessence.
Parmi les courants les plus connus, citons le Confucianisme et le Taoïsme qui, plus tard, seront rejoints par le Bouddhisme.

Le Néoconfucianisme du 12ème siècle serait né de la rencontre entre ces trois courants, un syncrétisme dont aurait hérité la Chine actuelle.
Mais n’a-t-elle pas surtout hérité de l’art de suivre les courants comme un poisson dans l’eau, avec une bonne humeur et une vitalité contagieuses ? C'est ce que nous raconte la langue chinoise, initiatrice de sa pensée...

 

Une introduction à la pensée chinoise via la langue 

Cours ouverts à tous organisé par l'UDA  (il n’est pas nécessaire de connaître le chinois !)

Formation donnée par Elisabeth Martens,

licenciée en biologie (ULB), thérapeute en sciences énergétiques chinoises, diplomée de l'université de médecine traditionnelle de Nanjing (1988-92-1, cHine), études en langue chinoise, auteure de "Qui sont les Chinois? pensées et paroles de Chine", paru aux éditions Max Milo en septembre 2013

lieu: UDA, Louvain-la-Neuve

dates: 7-14-21-octobre, 4-18-25-novembre, 2-9-16 décembre 2014 de 10h45 à 12h45

prix et inscription: contacter l'UDA au 010:47.41.81 ou 010/47.41.96

 

Il ne s'agit nullement d'un cours de langue chinoise, mais d'un cours sur le fonctionnement de la langue chinoise. Le syllabisme, l'utilisation de plusieurs tons, le principe de combinaison, la relativisation, l'importance de l'analogie et de l'antonymie dans la construction de nouveaux mots, la polysémie et la polyvalence de ceux-ci, l'absence de conjugaison et de catégories grammaticales bien définies, etc. sont autant de caractéristiques de la langue des Han (ou chinois moderne) qui offrent une clef de compréhension redoutablement efficace à qui veut entrer en Chine. A travers de nombreux exemples tirés de la langue vernaculaire et littéraire, nous verrons qu'une correspondance surprenante s'établit entre la langue et la pensée de la Chine, et nous parlerons de leur impact sur les arts traditionnels de la Chine, principalement la calligraphie et la poésie. Une langue-pensée qui par son écart nous pose questions quant à notre propre manière de dire et de concevoir les choses...

 Table des matières du syllabus

  • Les langues de l’Asie Orientale

    Diversité linguistique de la Chine

  • Différents types d’écriture en Chine et confins

  • Langue des Han

  • Monosyllabisme et homophonie

  • Prononciation, le Pinyin et les 4 tons

  • Quelques particularités de la langue

  • Principe d’association dans la langue

  • De la relativité du langage

  • Du Yin-Yang

  • Déploiement du Yin-Yang, les saisons

  • Du temps sans conjugaison

  • De l’inutile du discours

  • Voir ou interpréter ?

  • L’origine des sinogrammes et le Yi Jing (Livre des Mutations)

  • Evolution des sinogrammes

  • Styles calligraphiques

  • Le système d’écriture chinois

  • Les « Liu Shu » ou « 6 modes de formation des caractères »

  • Les clefs (ou radicaux)

  • Les règles d’écriture

  • Approche de l’écriture poétique

  • langue-pensée-écriture en un processus continu

  • Poètes des Tang, Wang Wei, Tu Fu, Li Bai (Li Po)

  • Bibliographie 

 

 

Pensées chinoises
Pensées chinoises : Voyage dans la pensée chinoise
Pensées chinoises : YiJing et pensée des Anciens
Pensées chinoises : Le Taoïsme
Pensées chinoises : Médecine chinoise et taoïsme
Pensées chinoises : Histoire du Bouddhisme, de l’Inde à la Chine
Pensées chinoises : Histoire du Bouddhisme tibétain